Pourquoi apprendre à dire « non » ?

  1. Pour ne pas se retrouver dans une situation embarrassante.

    Imaginez-vous un vendredi soir au bureau. Dix-huit heures, vous rangez vos affaires car vous avez prévu une soirée en famille. Une semaine que vous attendez ça et que c’est inscrit dans votre agenda.
    Sur le point de partir votre collègue innocent demande : « au fait, tu peux juste relire ça ? »…
    Naturellement vous répondez « oui » , sans réfléchir aux conséquences pour vous, sans imaginer si cela implique qu’un autre « oui »  prononcé dans la journée (« tu rentres tôt aujourd’hui ? ») ne pourra être honoré. Peut-être que cela engendrera une énième déception de votre entourage, une goutte d’eau qui fera déborder le vase, un soir de plus où vos enfants se coucheront sans vous voir, les prémices d’un week-end pourri, un repas avec deux invités surprises : frustration et culpabilité.

    Vous l’aurez compris, les personnes qui disent trop souvent « oui » ont la fâcheuse tendance à se mettre en difficultés pour tenir tous leurs engagements.

    Personnellement, je me suis retrouvé le « bip » entre deux chaises des centaines de fois.
    Puis j’ai décidé d’apprendre à dire « non » !

  2. Apprendre à dire « non », c’est donner de la valeur à son « oui ».

    On a tous un ami « oui-oui ». Vous savez, cette personne qui semble toujours partante mais qui ne vient jamais. Que ce soit pour boire un café ou vous aider à déménager, elle répond toujours « oui » mais vous ne pouvez pas compter sur elle, sa réponse n’a aucune valeur.
    Dans votre tête vous l’avez « rangée » dans la case « bonus » ou « on verra bien ».

    J’aime cette phrase de François Mitterand qui explique que « Pour dire oui, il faut savoir dire non ».

 

Comment apprendre à dire non ?

  1. Être intègre.

    On a souvent peur d’être mal vu, jugé si on se permet de refuser une demande.
    En réalité, la plupart des personnes préfèrent une personne qui dit « non » souvent mais qui tient ses engagements, plutôt qu’une personne qui dit « oui » et n’est jamais là où on l’attend.
    Bref, que le « oui » soit « oui » et que le « non » soit « non ».

  2. Être responsable.

    Avant de dire « oui », posez-vous ces questions :

    1. Qu’est-ce que cela implique ?
    2. Suis-je disponible ?
    3. Quels sont les « pour » et les « contre » ?
    4. Qui va en pâtir ?
    5. Qu’est-ce qui est le plus important ?
    6. Y’a-t-il une urgence ?
    7. Suis-je prêt à assumer les conséquences de ma réponse ?
  3. Être méthodique.

    Ma méthode est « je te redis ».
    Au bureau j’ai une petite liste de réponses toutes faites qui me permettent de ne pas prendre d’engagements que je ne pourrais tenir :

    « Je vois avec l’équipe et je vous tiens au courant ».
    « Il faut que je regarde le planning et je reviens vers vous ».

    « Je ne peux pas vous répondre maintenant, mais je vous envoie un email dans la journée ».

    Je m’engage donc à donner une réponse, mais je ne m’engage plus à dire « oui » !

  4. Connaître son pourquoi.

    Pourquoi est-ce important pour vous de dire « oui »  ?
    Est-ce votre langage d’amour principal ?
    Est-ce un principe hérité de votre éducation ?
    Est-ce par peur d’être jugé, rejeté suite à un « non »  ? 
    Est-ce par manque d’affirmation de soi ?

    Si cela vous fait plaisir de rendre service à la personne et que vous êtes en mesure de répondre à la demande sans que cela implique des conséquences néfastes, alors c’est « tout bénef » !

    Mais si vous faites partie de ces personnes qui veulent toujours jouer les « sauveurs », pour finalement se retrouver « victime » de la situation, il est peut-être temps d’apprendre à dire « non », « je te redis », ou « je suis désolé mais ça ne va pas être possible pour moi ».

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